Du temps où l'Ouzbekistan faisait partie de l'URSS, celle-ci exploitait le pays comme une mine à coton, ne lui laissant aucune autres ressources économiques et tous les réseaux passaient obligatoirement par Moscou.

Du coup l'indépendance se paie cher. Il faut tout réorganiser et éviter de succomber aux convulsions de l'Asie centrale. Heureusement l'Ouzbékistan a une histoire très riche qui a laissé derrière elle de nombreux vestiges devenus légendaires. De quoi activer la pompe touristique.

Les vestiges de l'ancien empire soviétique sont bien entendu très présents. L'écriture cyrillique par exemple.
Les anciens hôtels "officiels" sont toujours là et finalement ça vaut un petit coup d'oeil : les plombiers travaillent bizarrement dans ce pays. Les électriciens aussi...Bref, ils sont loin des normes européennes.

Si on vient ici c'est d'abord pour voir les perles que sont Samarcande, Boukhara (qui se prononce Bourara, avec le 1er R guttural et le 2ème roulé) et Khiva (riva).

Samarcande ça veut dire "le lieu sucré" et je ne vais pas faire ici un guide touristique de la ville. Voyez plutôt les photos. Ca vaut la peine d'aller au Régistan au coucher du soleil. Quand les policiers font évacuer le site pour fermer, ne pas se presser, avoir un ou deux dollars en poche, un lampe dans l'autre poche et son appareil photo et attendre....
Plus tard dans la nuit la promenade jusqu'à la mosquée Bibi-Khanym est aussi agréable. Rien n'empèche de pousser la porte en principe fermée...
Cette mosquée a d'ailleurs une histoire pas banale. En effet la femme de Tamerlan (Bibi-Khanym) aurait fricoté avec l'architecte pendant que son mari était je ne sais où à la guerre. Quand il revint il fit jeter sa femme et l'architecte du haut du minaret de la mosquée et imposa désormais le port du voile obligatoire pour les femmes musulmanes. Histoires de pouvoir partir à la guerre l'esprit tranquille. Enfin...c'est la légende qui dit tout ça. Ce qui est sûr c'est que cette mosquée est la plus grande d'Asie centrale.

Pour aller à Boukhara il faut traverser, vers l'ouest, une région de plus en désertique et chaude. La ville est très sympathique. Elle a conservé non seulement ses monuments mais aussi ses vieux quartiers avec leurs petites ruelles. Les tuyaux au-dessus de votre tête , c'est le gaz. Il parait que c'est mieux en cas de tremblement de terre. Parce qu'ils ont souvent des tremblements de terre ici.

La ville se visite essentiellement à pied de médersa en médersa, à travers les garages à chameaux, enfin je veux dire les anciens caravansérails qui aujourd'hui sont occupés par les échoppes de petits artisans.

Encore plus désertique, encore plus chaud, encore plus à l'ouest se trouve l'ancienne citadelle de Khiva. Au premier abord ça donne l'air d'un décor de cinéma un peu froid. Parce que l'endroit à été rénové et peut-être un peu trop bien. Mais il ne faut pas s'arrêter à cette impression. Il faut rentrer dans les bâtiments, les cours intérieures pour trouver le charme de ce site. C'est ici, notamment, qu'on peut voir un minaret inachevé (Kalta-minor) qui aurait dû devenir le plus grand minaret du monde...s'il avait été achevé.

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Gour-Emir


Le régistan


Médersa Chir-dor


Médersa Tillia-Kari


Médersa Tillia-Kari


Bibi-Khanym



Minaret Kalian


Médersa Miri-Arab


Caravansérail

Char minar

Khiva

Kalta-minor

Kounia-Ark

Mosquée Djouma

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